La prime CEE recentrée autour du chauffage électrique
Si vous souhaitez effectuer des travaux de rénovation énergétique, bonne nouvelle : vous pouvez bénéficier d’un Certificat d’économie d’énergie (CEE), par l’intermédiaire de votre fournisseur d’énergie. Depuis le décret n° 2025-1048 du 30 octobre 2025, cette prime a été profondément restructurée autour de la décarbonation et de la performance globale. Elle instaure par exemple un système de bonifications proportionnelles aux économies réalisées pour le chauffage.
Côté travaux, elle exclut désormais les chaudières à gaz mais concerne toujours :
les travaux d’isolation (combles perdus et aménagés, murs, planchers, toits, fenêtres) ;
les installations de systèmes de chauffage permettant de réaliser des économies d’énergie (pompe à chaleur, poêle à bois, panneaux solaires, etc.) ;
l’installation d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC) double flux.
Le montant de cette aide varie selon les types de travaux, les revenus du foyer et le fournisseur d’énergie. Pour les pompes à chaleur, par exemple, il est possible d’obtenir environ 300 euros, selon les revenus et le type d’appareil. Cette prime peut être bonifiée si vous engagez un plus grand bouquet de travaux. Certaines primes CEE peuvent être cumulées avec MaPrimeRénov’.
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Passoires thermiques : un durcissement du calendrier prévu en 2026
Si vous êtes locataire ou propriétaire d’une habitation énergivore, de nouvelles mesures pourraient s’appliquer à votre logement.
Vente d'une maison F ou G : l'audit énergétique toujours obligatoire
L’audit énergétique avant la vente d’un logement considéré comme une passoire thermique devait être obligatoire dès le 1er janvier 2022, avant que l’échéance ne soit repoussée en septembre 2022 pour finalement être reportée en 2023, à partir du 1er avril.
Depuis cette date, tous les propriétaires de monopropriétés (maison individuelle ou immeuble détenu par un seul propriétaire), de maisons individuelles ou d’immeubles en entier classés F ou G sur le Diagnostic de performance énergétique (DPE) se voient ainsi obligés d’effectuer un audit avant la vente de leur logement. Cette règle concerne à la fois la métropole et les territoires d'outre-mer.
Bon à savoir :
L’obligation d’audit énergétique est amenée à s’étendre à la classe E à partir du 1er janvier 2028. Pour les biens classés de A à D, seul le DPE reste obligatoire.
Une interdiction de location progressive pour les passoires thermiques
Depuis le 1er janvier 2025, les logements étiquetés G à la suite d’un diagnostic de performance énergétique ne peuvent plus être placés en location. Ce type de logement (de même que ceux classés F) est considéré comme des passoires thermiques.
À compter du 1er janvier 2028, les logements de la classe F ne pourront plus non plus être mis en location. Ils seront rejoints en 2034 par les logements étiquetés E.
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MaPrimeRénov' : plusieurs ajustements en 2026
Créée en 2020 par l’Agence nationale de l’habitat (Anah), MaPrimeRénov’ aide financièrement les propriétaires souhaitant effectuer des travaux de rénovation, qu’il s’agisse de chauffage, d’isolation ou de ventilation.
Dans le cadre du projet de la loi Finances 2026, le gouvernement a décidé d’allouer 3,6 milliards d’euros à cette aide à la rénovation énergétique (contre 3,4 en 2025).
En 2026, MaPrimeRénov’ fait l’objet de nombreux ajustements :
parcours aménagé accessible (de nouveau) à tous les ménages ;
suppression de la rénovation par geste pour les chaudières biomasse et l’isolation des murs (par l’extérieur comme par l’intérieur) ;
changement du coefficient de conversion de l’électricité (de 2,3 à 1,9) dans la méthode de calcul du DPE et de l’audit énergétique ;
très légère augmentation (1 %) des plafonds de ressources ;
prise de rendez-vous obligatoire avec un conseiller France Rénov’.
Bon à savoir :
Pompes à chaleur air/air, brasseurs d’air fixes, protections solaires de parois vitrées : autant d’équipements qui rafraîchissent nos logements lors des canicules. Bonne nouvelle : ces solutions peuvent être éligibles au dispositif MaPrimeRenov’, à condition de répondre à des critères stricts.
Les ménages qui souhaitent s’engager dans une rénovation globale de leur logement, afin d’améliorer ses performances énergétiques, sont considérés comme effectuant des travaux de rénovation de grande ampleur. Depuis 2024, ils sont prioritaires dans l’attribution des aides MaPrimeRénov’. Restent également prioritaires les travaux visant à installer une pompe à chaleur.
Bon à savoir :
Pour faire votre demande pour MaPrimeRénov’ 2026, rendez-vous directement sur le site France Rénov’.
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Mon Accompagnateur Rénov' toujours en vigueur en 2026
Mon Accompagnateur Rénov’ est un interlocuteur qui accompagne les personnes souhaitant se lancer dans des travaux d’ampleur. Présent à chaque étape du projet, il conseille (démarches administratives, choix du scénario des travaux, élaboration du plan de financement, choix des artisans qualifiés pour le diagnostic et la tenue des travaux) et organise le chantier. Ce soutien est mené par un acteur agréé par l’État et demeure totalement gratuit pour les ménages aux revenus très modestes. Le recours à Mon Accompagnateur Rénov’ est obligatoire pour prétendre à MaPrimeRénov’ pour une rénovation d’ampleur.
Le taux de TVA réduit à 5,5 % s'étend aux travaux indissociables
Déjà appliqué aux travaux d’amélioration énergétique, le taux réduit de TVA à 5,5 % s’applique désormais aux travaux induits. Ces derniers sont indissociablement liés au déroulement des travaux de rénovation énergétique. Cela comprend, par exemple, le remplacement de tuiles pour étanchéifier la toiture à la suite de travaux d’isolation, ou bien la mise en œuvre de travaux de plomberie ou d’électricité après des travaux d’isolation des murs.
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