Installation d’une VMC : quelles sont les aides disponibles ?

Lorsque l’on souhaite installer une VMC, qu’elle soit à simple flux ou à double flux, il n’est pas possible de prétendre au Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) : la VMC ne fait en effet pas partie des dépenses intégrées au dispositif. Bonne nouvelle néanmoins, d’autres aides existent pour alléger réellement la facture. Décryptage.

Installer une VMC, combien ça coûte ?

Installer une VMC (ventilation mécanique contrôlée) représente, c’est vrai, un certain budget. Rappelons cependant que cet équipement apporte un réel confort dans un appartement ou dans une maison, avec une meilleure régulation du taux d’humidité, une diminution du risque d’allergies respiratoires, un air plus sain…
S’agissant des tarifs, ils s’affichent en moyenne, pose comprise, à :

  • environ 690 euros pour une VMC simple flux autoréglable (avec un minimum à 420 euros et un maximum à 960 euros) ;

  • environ 1 140 euros pour une VMC simple flux hygroréglable (minimum 600 euros, maximum 1 680 euros) ;

  • environ 7 500 euros pour une VMC double flux (minimum 4 200 euros, maximum 10 800 euros).

Première aide : l’éco-PTZ

Pour aider les familles à installer une VMC sans trop d’impact sur leur budget, il existe plusieurs aides. La première, c’est l’éco-PTZ (Prêt à taux zéro). Il est destiné à la rénovation thermique des résidences principales, construites avant 1990.
Attention, il ne peut financer uniquement l’installation d’une VMC : il doit être couplé à d’autres travaux de rénovation énergétique, comme l’isolation d’une toiture ou l’installation de fenêtres à double vitrage par exemple.
Son montant peut atteindre 20 000 euros, pour deux actions réalisées, ou 30 000 euros, pour trois actions réalisées, sur une durée de remboursement pouvant atteindre 15 ans. Comme son nom l’indique, aucun taux d’intérêt ne sera appliqué : on ne rembourse que la somme empruntée.

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Deuxième aide : la prime énergie

La prime énergie est versée par les fournisseurs de gaz, d’électricité, de carburant et de pétrole, dans le cadre du dispositif des CEE (certificats d’économie d’énergie). Elle est destinée aux particuliers réalisant et prenant à leur charge des travaux de rénovation énergétique.
Ce sont les VMC les plus performantes qui sont concernées par la prime énergie : il convient donc de s’assurer auprès du professionnel certifié RGE amené à intervenir (c’est obligatoire pour la prime énergie) qu’il prévoit d’installer une VMC éligible au dispositif. Il ne reste plus, ensuite, qu’à contacter un fournisseur pour demander le montant de la prime. Notez qu’il n’est pas nécessaire d’être déjà client de celui-ci, et encore moins de s’engager à le devenir, pour toucher cette aide !

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Informations :

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Troisième aide : l'ANAH

L’installation d’une VMC peut faire l’objet d’une aide, octroyée par l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH). Celle-ci est réservée aux foyers les plus modestes, et doit entrer dans le cadre de travaux de rénovation permettant une économie d’au moins 25 % de la facture énergétique. Son montant est de :

  • 35 % du montant des travaux HT, avec un plafond de 7 000 euros, pour les personnes aux revenus modestes ;

  • 50 % du montant des travaux HT, avec un plafond de 10 000 euros, pour les personnes aux revenus très modestes.

Ces aides sont accordées après étude du dossier. Attention, les travaux ne doivent pas avoir commencé avant le dépôt de la demande.

Quatrième aide : la TVA à taux réduit

S’il n’existe pas de crédit d’impôt VMC, il est possible de bénéficier d’une TVA réduite à 10 %, voire à 5,5 %, en lieu et place des traditionnels 20 %. Notez que cette réduction ne concerne pas les travaux de VMC effectués dans le neuf : ceux-ci restent soumis au taux normal.
En revanche, dans les résidences principales et secondaires construites depuis au moins deux ans, et si les travaux sont réalisés par un artisan ou une entreprise du BTP, l’installation d’une VMC va être taxée à 10 %. La TVA est même réduite à 5,5 % si l’opération est intégrée à des travaux éligibles à la TVA écologique.
N’oubliez pas, en revanche, que vous ne pourrez prétendre à une réduction de la TVA si vous achetez vous-même la VMC. L’intervention d’un professionnel est obligatoire.

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