Tout savoir sur l’isolation par l’extérieur et son coût

L’isolation par l’extérieur, c’est l’une des meilleures solutions pour réaliser d’importantes économies d’énergie et pour gagner en confort dans son domicile. Si le coût de ces travaux peut être non-négligeable, il est possible de bénéficier de certaines aides pour en réduire l’impact sur son budget. Explications.

L’isolation par l’extérieur, une solution efficace

En isolant un bâtiment (une maison individuelle par exemple) par l’extérieur, il est possible de réaliser d’importantes économies sur ses factures énergétiques. Lesquelles permettent de compenser, assez vite, le coût des travaux.

Les avantages de l'isolation par l'extérieur

Si l’isolation par l’extérieur rencontre un tel succès en rénovation, c’est parce qu’elle offre de nombreux avantages :

  • elle diminue les ponts thermiques, c’est-à-dire les interruptions de l’isolation sur l’enveloppe du bâtiment, responsables de 5 à 25 % des déperditions de chaleur ;

  • elle offre une longévité plus importante que l’isolation par l’intérieur ;

  • elle réduit grandement le risque de condensation dans l’isolant ;

  • elle préserve la surface habitable, puisque l’isolant ne vient pas « mordre » sur l’intérieur ;

  • elle n’impose pas aux habitants du logement de quitter les lieux ou de déménager leurs meubles le temps des travaux ;

  • elle préserve l’inertie énergétique du bâtiment, précieuse l’été pour garder la fraîcheur, et l’hiver pour valoriser les apports solaires passifs.

Les différentes méthodes d’isolation des murs par l’extérieur

Le principe de l’isolation par l’extérieur ? Il s’agit tout simplement d’installer une enveloppe calorifuge autour du bâtiment. En effet, avec cette technique, on fixe des isolants, en rouleaux ou en plaques, tout autour de la façade afin d’assurer une continuité dans la protection. 
Trois matériaux sont utilisés dans la plupart des cas :

  1. la laine de bois

  2. le polystyrène

  3. la laine de verre.

L’ensemble (murs du bâtiment + couche d’isolants) est ensuite recouvert d’un bardage en bois ou enduit. Bardage qui peut, in fine, être repeint pour assurer l’esthétique de la maison.

En copropriété, quelques précautions à prendre

Si la réalisation de l’isolation par l’extérieur d’une maison est assez simple, en copropriété, il convient de prendre quelques précautions. Ainsi :

  • l’opération doit être votée en Assemblée générale par les copropriétaires, selon les mêmes règles qui régissent les ravalements de façade ;

  • une déclaration préalable de travaux doit être effectuée auprès de la mairie où se trouve le bâtiment.

Attention, si les logements concernés sont classés à l’inventaire des monuments historiques, il faudra obtenir un permis de construire. Une démarche qui peut prendre un peu plus de temps que la moyenne.

> À lire aussi : Problèmes d’isolation : détecter les signes avant-coureurs

Informations :

Pour plus d’informations sur les offres de gaz en citerne, le GPL, l’achat ou l’utilisation de bouteilles de gaz, n’hésitez pas à contacter nos conseillers en ligne en quelques clics.

Isolation par l'extérieur : quel coût prévoir ?

Si elle ne manque pas d’avantages, l’isolation par l’extérieur représente tout de même un certain budget – lequel varie tout de même en fonction des matériaux utilisés. Heureusement, des aides existent pour réduire la note finale.

Des coûts variables selon les méthodes

En moyenne, le coût global d’une isolation des murs par l’extérieur (matériaux + main d’œuvre) se situe entre 70 et 120 € du mètre carré. Celui-ci varie en fonction :

  • de la surface à isoler, bien sûr, plus elle sera grande et plus le coût sera élevé ;

  • du type d’isolant choisi (le moins cher étant, en général, la laine de verre) ;

  • du coût de la main d’œuvre ;

  • de l’intervention, ou non, d’un architecte (qui reste conseillée pour choisir l’isolant le plus adapté au bâtiment) ;

  • des contraintes spécifiques liées au bâtiment (localisation géographique, présence ou non de moulures…).

Des aides qui permettent d'aider les foyers

Si l’opération peut s’avérer onéreuse (entre 8 000 et 12 000 € TTC pour une maison d’un étage, selon l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat), il existe des aides pour adoucir la note. La plus connue, c’est bien sûr le crédit d’impôt de 30 %. Celui-ci est réservé aux travaux de rénovation des résidences principales construites depuis au moins deux ans. Son montant est plafonné : 8 000 € pour une personne seule, 16 000 € pour un couple, et 400 € de plus par personne à charge.
Il est aussi possible de bénéficier d’une TVA réduite à 5,5 % appliquée sur le coût des matériaux, les frais de main d’œuvre et les frais liés. La seule condition ? Que les travaux soient effectués par un artisan RGE (Reconnu garant de l’environnement).
Enfin, l’Anah peut accorder une aide financière, dont le montant dépend des revenus du ménage. Elle peut atteindre 50 % du coût des travaux, avec une limite de 10 000 €, pour les foyers les plus modestes !

> À lire aussi : Isolation thermique : le meilleur moyen de faire des économies ?